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Les blessures de stress opérationnel (BSO)

Sommaire : Les blessures de stress opérationnel (BSO) sont des perturbations psychologiques persistantes (telles que la dépression, l’anxiété, le syndrome de stress post-traumatique, et la consommation d'alcool et de drogues) qui surviennent suite au stress causé par le service militaire ou policier.
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Les blessures de stress opérationnel (BSO)

Les blessures de stress opérationnel (BSO) sont des perturbations psychologiques persistantes (telles que la dépression, l’anxiété, le syndrome de stress post-traumatique, et la consommation d'alcool et de drogues) qui surviennent suite au stress causé par le service militaire ou policier.

Que sont les blessures de stress opérationnel (BSO)?

BSO est le terme utilisé pour décrire toutes perturbations psychologiques persistantes découlant de tâches opérationnelles ou liées au travail dans le service militaire ou policier.

Quelles sont les causes des BSO?

Plusieurs situations peuvent causer des BSO, elles comprennent :

  • Être impliqué dans un combat

  • Être témoin d’atrocités

  • Frôler la mort

  • Être agressé

  • Voir quelqu'un tué ou tuer quelqu'un

  • Être pris en otage

  • Les catastrophes naturelles

  • La manipulation de personnes blessées et de dépouilles mortelles

Le personnel des Forces canadiennes et de la police sont régulièrement exposés à des situations extrêmes au-delà de l'expérience de la plupart des gens. De la même façon que les contraintes physiques peuvent affecter le corps, un stress extrême ou psychologique persistant peut causer des perturbations au cerveau et à l’état d'esprit.

Types communs de BSO :

  • Le syndrome de stress post-traumatique (SSPT)

  • L’usage de substance psychoactives tels que les problèmes de consommation d’'alcool et de marijuana

  • Les troubles anxieux, tels que les crises de panique et les phobies

  • Les troubles de l'humeur, tels que les problèmes de dépression et de colère

Quelle est la fréquence des BSO?

Entre 10 et 20 % des personnes occupant des fonctions opérationnelles peuvent développer des BSO.

Les symptômes des BSO :

Il existe plusieurs symptômes possibles pour les BSO, tels que :

  • Revivre, avoir des épisodes dissociatives – des souvenirs clairs et indésirables de l'événement

  • Avoir le sommeil perturbé par des cauchemars

  • L’irritabilité ou colère

  • La diminution de la concentration

  • Une réaction exagérée de sursaut et d'hypervigilance

  • Éviter les gens, les endroits qui rappellent l’événement traumatique

  • Les crises de panique et d'anxiété

  • Une perte d'intérêt dans les activités

Comment les BSO sont-ils traités?

Il existe plusieurs types de traitements efficaces des BSO, qui sont offerts par des professionnels :

  • La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) : aide les individus à faire face à la dépression et à l'anxiété en se concentrant sur le changement de leurs pensées et de leurs comportements. En TCC, les individus apprennent à remplacer les pensées négatives ou les inquiétudes par des alternatives plus rationnelles et utiles.

  • L’exposition prolongée (EP) : l’EP est une forme de TCC qui consiste à revoir l'événement traumatique en le racontant en détail et en traitant les rappels (déclencheurs) du traumatisme plutôt que de les éviter. Cette méthode de traitement est très efficace pour les BSO et elle comporte un travail individuel avec un clinicien et des devoirs chaque semaine.

  • La thérapie du processus cognitif (TPC) : la TPC consiste à obtenir une meilleure compréhension de l'événement traumatique, de traiter l’expérience traumatique et d’acquérir les compétences nécessaires pour mieux s’adapter. Cette méthode de traitement repose également sur la TCC et peut se faire individuellement ou au sein d'un groupe.

  • La thérapie de groupe : la thérapie de groupe comporte une rencontre avec un groupe de personnes qui ont également subi un traumatisme et ont développé des BSO, elle est encadrée par un chef de groupe (p. ex., un psychologue ou un travailleur social). La thérapie de groupe a un grand pouvoir de guérison, parce que vous êtes réunis avec d’autres personnes qui comprennent ce que vous avez vécu. Le partage avec le groupe peut également vous aider à restaurer la confiance en soi et envers les autres. Contrairement à certaines thérapies qui mettent l'accent sur le passé, le travail de groupe se concentre sur le présent.

  • La thérapie familiale : la thérapie familiale est un type de thérapie à laquelle toute la famille participe, ce qui est important parce que les BSO peuvent affecter la famille et que le soutien familial est nécessaire pour vous aider à faire face aux BSO. Le thérapeute vous aide, ainsi que votre famille, à communiquer, à maintenir de bonnes relations, et à composer avec les émotions difficiles. En thérapie familiale, chaque personne peut exprimer ses craintes et ses préoccupations. Ce faisant, votre famille sera mieux outillée pour vous aider.

  • Les médicaments : divers médicaments, tels que les antidépresseurs, peuvent être utiles pour réduire les symptômes des BSO, tels que la dépression, l'anxiété et l'insomnie, et ceux-ci peuvent être prescrits par un médecin de famille ou un psychiatre.

Comment puis-je m’aider si je souffre de BSO?

  • Connaissez vos limites et les déclencheurs.

  • Renseignez-vous

  • Confiez-vous à quelqu'un en qui vous avez confiance

  • Consultez les ressources de votre communauté, de votre lieu de travail

Obtenir de l’aide pour les BSO

  • Parlez avec votre médecin.

  • N'intériorisez pas vos émotions, il y a de fortes chances que votre famille et vos amis aient déjà remarqué quelque chose de différent, et qu'ils s’inquiètent déjà à votre sujet.

  • Créez un réseau de soutien pour vous-même, p. ex., partagez avec un ami en qui vous avez confiance ou avec un membre de la famille (p. ex., votre conjoint ou conjointe) vos difficultés, afin qu'ils puissent vous comprendre et vous soutenir. Par exemple, vous pourriez dire : « Peut-on parler, je veux te dire quelque chose qui se passe avec moi depuis _____, j'ai eu des difficultés avec _____. J'ai besoin de ton aide pour m'aider à passer au travers. J’ai besoin de toi et voici comment tu peux m'aider... »

  • Si vous êtes toujours en service actif, vous pouvez

    • Communiquer avec les services psychosociaux à votre base

    • Communiquer avec un aumônier

    • Demander le soutien de pairs par le biais du Programme de soutien social aux victimes de stress opérationnel(SSBSO), 1-800-883-6094, http://www.osiss.ca

    • Si vous êtes un ancien combattant, vous pouvez communiquer avec Anciens Combattants Canada (ACC) au 1-866-522-2122, http://www.veterans.gc.ca

Vous n'êtes pas seul. Il vaut mieux demander de l'aide le plus tôt possible.

Les gens tardent souvent à parler de leurs symptômes par crainte que cela affecte leur carrière et leurs relations. Mais c'est pire pour votre travail et vos relations lorsque les symptômes des BSO persistent et s'aggravent!

Comment soutenir un ami ou un membre de la famille qui souffre de BSO

  • Demandez le soutien de membres du Programme de soutien social aux victimes de stress opérationnel (SSBSO), 1-800-883-6094, http://www.osiss.ca

  • Écoutez. Vous pourriez dire : « Tu ne sembles pas être toi-même ces jours-ci ... Je remarque que ... Quoi de neuf? Comment vas-tu ces jours-ci? »

  • Validez. Peu importe comment votre ami se sent, il est normal qu’il réagisse de l’une ou l’autre de ces manières au traumatisme. Vous pourriez simplement dire : « Oui, il semble que.... (en accord avec la manière dont votre ami se sent) »

  • Ne jugez pas ou ne minimisez pas ce que votre ami/membre de la famille ressent. Essayez d’éviter des déclarations comme « Ça aurait pu être pire ... ». La plupart du temps ce n'est pas utile, car il y a TOUJOURS quelqu'un qui a eu pire. Dire que les choses auraient pu être pires fait en sorte que l’individu souffrant de BSO se sent encore plus coupable et honteux de ses difficultés « futiles », ce qui l’empêche de s’ouvrir et d’obtenir de l'aide.

  • Encouragez l’ami ou le membre de famille à obtenir de l'aide, et laissez-lui savoir

    • Qu’il existe des traitements efficaces auxquels il peut avoir accès, et que plus une personne souffrant de BSO commence un traitement tôt, mieux elle et sa famille se porteront.

    • Vous pourriez dire : « Tu n'as pas besoin de te sentir ainsi, ça peut aller mieux. Il y a des professionnels qui peuvent t’aider avec cela si tu veux, on peut appeler ensemble, et que dirais-tu si j’allais te conduire à ton rendez-vous. Et après, on peut aller prendre un café? »

  • Soutenir une autre personne peut être épuisant, alors ne négligez pas votre propre santé. C'est très bien de soutenir votre proche, mais si vous négligez votre propre santé physique, et si cela affecte votre propre travail et vos relations, alors vous avez probablement besoin de dresser des limites. Exemple : « Je suis là pour t’aider. Voici ce que je peux faire.... voici ce que je ne peux pas faire ... En ce moment, tu as besoin de plus que ce que je peux t’offrir, tu dois aller voir quelqu'un ».

  • Sollicitez le soutien de la famille et/ou des amis. Que vous préfériez y faire face en étant réel, en parlant, ou d'une autre façon, n'oubliez pas que vous avez aussi besoin de votre propre réseau de soutien.

  • Essayez d'établir des attentes raisonnables à la fois pour vous et les membres de votre famille. Jusqu'à ce que votre ami ou votre proche soit guéri des BSO, cela signifie généralement que vous devrez réduire les attentes.

Sachez que vous n’êtes pas seul et que vous pouvez aussi obtenir du soutien.

Faits saillants à propos des BSO

  • Les BSO sont une réponse normale à un événement anormal

  • N'importe qui peut souffrir de BSO, ce n'est pas un signe de faiblesse

  • Vous n'êtes pas seul

  • Des traitements efficaces sont à votre disposition

  • Plus l'évaluation et le traitement se font tôt, mieux ce sera

À propos de ce document

Rédigé par Shelley Hale, RSSW, RSW; Jakov Shlik, M.D., FRCPC, Clinique des traumatismes de stress opérationnel du Royal d’Ottawa; LCdr Rose Collins, RN, BScN, MScN, CPMHN(C), Forces canadiennes, Direction générale de la santé mentale; et révisé par les membres de l’équipe de rédaction d’eSantéMentale.ca.

 

Avis de non responsabilité

Les renseignements contenus dans cette brochure sont offerts « tels quels » et sont destinés uniquement à fournir des renseignements généraux qui complètent, mais ne remplacent pas les renseignements donnés par votre intervenant en matière de santé. Communiquez toujours avec un professionnel de la santé qualifié pour tout renseignement supplémentaire concernant votre situation ou circonstance particulière.

 

La licence Creative Commons

Vous êtes libre de copier et de distribuer ce matériel dans son intégralité aussi longtemps 1) qu’il n'est pas utilisé de manière à suggérer que nous vous endossons ou que nous approuvons votre utilisation du matériel, 2) qu’il n'est pas utilisé à des fins commerciales (non-commerciales), 3) qu’il n’est modifié d’aucune façon (pas de travaux dérivés). Voir la licence complète au http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.5/ca/

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Affichée le : Jun 23, 2011
Date de la dernière modification : Jun 10, 2019

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